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La vision 23 salue le retrait du Tchad à la CPI

Le Regroupement de la Majorité « VISION 23 » a exprimé son soutien total au retrait du Tchad du Statut de Rome. Dans un communiqué de presse N°02/CN/2026 signé le 28 juillet à N'Djaména par son Coordonnateur, le Député Dr Baba Ahmat Baba, le regroupement qualifie la décision d’« acte souverain pleinement conforme au droit international ».

Pour « VISION 23 », cette décision prise par le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, Président de la République, et mise en œuvre par le Gouvernement, traduit la volonté du Tchad de « redéfinir les instruments de sa coopération internationale en fonction de ses intérêts, de son expérience et des exigences de sa souveraineté ».

Le regroupement rappelle que l’article 127 du Statut de Rome prévoit explicitement la possibilité pour un État partie de s’en retirer. 

« En exerçant cette faculté, le Tchad ne viole aucun engagement international. Il applique simplement une disposition prévue par le traité auquel il avait librement adhéré », précise le communiqué. 

Il ajoute que ce retrait ne signifie pas que le Tchad entend protéger les auteurs des crimes les plus graves, car le pays reste lié par d’autres conventions internationales et poursuit le renforcement de sa justice nationale.

« VISION 23 » justifie la décision par plus de 20 ans de critiques sur le fonctionnement de la Cour Pénale Internationale. Le regroupement dénonce une « concentration excessive des procédures sur le continent africain » alors que des situations graves dans d’autres régions n’ont pas connu le même traitement. 

S’appuyant sur les chiffres publiés par la CPI elle-même, il souligne qu’une très grande partie des enquêtes concernent des pays africains, ce qui a nourri « un profond sentiment d’injustice et d’inégalité de traitement ».

« Une justice internationale ne peut être crédible que si elle est considérée comme impartiale, équilibrée et indépendante de toute considération politique », estime le texte.

Le communiqué met aussi en avant la volonté du Tchad de renforcer ses institutions judiciaires nationales et de soutenir les mécanismes de justice africains portés par l’Union africaine. 

« L’Afrique ne refuse pas la justice. Elle réclame une justice plus équilibrée et davantage respectueuse de la souveraineté des nations », indique « VISION 23 ».

Le regroupement invite les partenaires du Tchad à « comprendre le sens profond de cette décision ». Il réaffirme que le pays « reste attaché à la coopération internationale, au dialogue entre les nations et à la lutte contre toutes les formes d’impunité ».

« Cette décision courageuse restera comme une étape importante dans la construction d’un État plus fort et pleinement maître de son destin », conclut le communiqué.

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